Mes productions sont des ensembles d’images qui s’articulent autour de territoires (Littoral méditerranéen, Trinidad et Tobago, Londres... ) et de thématiques (béton, habitat, consommation, travail... ) Ces ensembles peuvent prendre différentes formes telles que l’exposition, le portfolio, ou encore le diaporama.
Qu’il s’agisse de portrait ou de paysage, les images tentent de retranscrire une expérience physique où s’opère une synthèse visuelle montrant à la fois le champs et le hors champs d'une situation donnée. Je cherche sans cesse à établir une distance, que je ressens comme juste, pour élaborer une image du sujet. Cette distance spécifique d'observation que je photographie est un seuil, c'est-à-dire un moment de passage qui est fixé comme l'emblème d'un instant décisif de la vision ou de l'expérience mais également des relations sociales.
La photographie produit de l'archive, et tout désir de totalité est simultanément l'aveu d'une impossibilité, car la photographie conserve nécessairement une dimension imprévisible. Le programme est toujours parasité par les contraintes du réel, et c'est justement cette interférence du projet et des conditions matérielles de sa réalisation qui constitue une photographie. Le montage détourne les images d'une seule approche documentaire, interfère sur les sujets d'enquêtes et ainsi fait basculer le sérieux du récit dans l'insolite et le fantastique.